Association jamais devoir de mémoire la guerre d'Algérie

Chronologie de la Guerre d'Algérie

1. I. LES ORIGINES DU CONFLIT

– L’Algérie est un département français depuis 1848

– Entre-deux guerres, des mouvements nationalistes sont nés, réclamant la reconnaissance de l’identité musulmane, le droit de vote aux musulmans, ou encore une répartition des terres plus juste.

– L’Algérie est fortement mise à contribution durant la seconde guerre mondiale (accueille les FFL et les alliés en vue de la libération de l’Europe)

- 8 Mai 1945 : émeutes à Sétif en réponse à l’arrestation de Messali Hadj (leader du « parti populaire algérien »). Répression disproportionnée et meurtrière par l’armée française.

- De 1950 à 1954, la société musulmane se paupérise. Il y a 8,5 millions de musulmans contre 500 000 européens, qui possèdent la terre et empêchent tous les projets de réformes d’aboutir.

L’administration locale est quasi-inefficace par manque de fonctionnaires.

2. 1954 – 1958 : LA IV° REPUBLIQUE FACE A LA CRISE ALGÉRIENNE

1° Novembre 1954 : Création du FLN (fusion de tous les groupes indépendantistes algériens), qui réclame l’indépendance et commence l’insurrection dans les Aurès. 5 Février 1955: Le gouvernement de PMF est renversé par E. Faure, qui envisage une politique d’intégration nationale et augmente les effectifs envoyés en Algérie. 3 Avril 1955 : Faure transfère les pleins pouvoirs à l’armée dans les régions à troubles. Décisions sans effet, puisque le FLN relance la guérilla à l’été. Le gouvernement refuse de négocier avant le retour à l’ordre Guy Mollet est élu président du conseil, tente des négociations avec les indépendantistes, mais les colons s’y opposent et cette tentative est un échec. Février 1956 : Le FLN rejette le cessez-le-feu proposé par Guy Mollet, qui envoie le contingent en Algérie et allonge la durée du service militaire. En parallèle, il ouvre secrètement des négociations avec le FLN. Automne 1956 : L’armée détourne un avion de ligne Tunisie – Maroc sans en avertir le pouvoir central, et arrête 5 dirigeants du FLN. Les négociations sont rompues.

– La Tunisie se plaint de cet incident à l’ONU, et les « évènements » algériens

prennent une tournure internationale.

– Toute l’Algérie est touchée par la rébellion indépendantiste

– Le Maroc et la Tunisie servent de base arrière au FLN

– La diplomatie française est décrédibilisée par cette

« guerre coloniale » 1957 : Les pleins pouvoirs sont accordés au général Massu pour briser la guerre « par tous les moyens ». C’est le début d’une torture systématique et légale. Malaise politique en France. La presse dénonce la torture et l’opinion publique se lasse de l’Algérie. Cependant, il n’y a qu’un seul parti s’opposant à la guerre : le PCF Début 1958 : Revirement de l’opinion publique (le contingent est en Algérie depuis bientôt 2 ans). La IV° République est accusée d’être impuissante, les activistes gaullistes présentent de Gaulle comme l’ « homme de la situation ». 13 Mai 1958 : – L’armée et les colons font un putsch à Alger et proclament la création d’un « comité de salut public ».

– Pflimlin est élu président du conseil à Paris.

– Aucun des deux gouvernements ne reconnaît l’autre.

15 Mai 1958 : Le Général Salan, à Alger, crie « vive de Gaulle ».

– de Gaulle annonce à la presse qu’il est prêt à assumer le pouvoir.

– Les paras prennent le pouvoir en Corse et menacent Paris.

Fin Mai : Pflimlin démissionne, René Coty fait pression sur l’Assemblée pour investir De Gaulle (il menace de démissionner).

1°Juin 1958 : De Gaulle est investi chef du gouvernement.

2 Juin 1958 : Il obtient les pleins pouvoirs pour réformer la constitution.

III. DE GAULLE ET LA GUERRE D’ALGERIE

De Gaulle doit reprendre en mains le pouvoir civil et éviter la cassure avec l’armée. A partir de son retour, on distingue 5 grandes phases dans la politique algérienne.

1. JUIN 1958 – SEPTEMBRE 1959 : LA REPRISE EN MAINS

– De Gaulle rétablit l’autorité politique et civile en Algérie.

– Il fait des promesses de réformes aux musulmans.

– Et lance une grande offensive militaire pour affaiblir le FLN.

2. 15 SEPTEMBRE 1959 – AUTOMNE 1960

– 15 Septembre 1959 : discours sur l’autodétermination de l’Algérie. Droit à l’indépendance enfin reconnu mais pas de réaction du FLN, qui se méfie. Les partisans de l’Algérie française se sentent trahis.

- Janvier 1960 : « Semaine des barricades » à Alger, les colons s’insurgent contre De Gaulle. Il ordonne à l’armée d’intervenir et réprime l’émeute. Il a rétabli l’autorité de Paris sur l’Algérie et gagne ainsi la confiance du FLN.

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Juin 1960 : Pas d’accord entre le FLN et le gouvernement, l’opinion publique est déçue et manifeste un raz-le-bol généralisé.

3. NOVEMBRE 1960 – JUILLET 1961 : LA RELANCE

- 4 Novembre 1960 : Discours de De Gaulle, la république algérienne existera un jour. Les colons, furieux, manifestent. Contre manifestation du FLN qui tourne à l’émeute et casse le mythe selon lequel « le FLN ne représente qu’une minorité ».

- Janvier 1961 : Référendum, ¾ des français sont prêts à laisser l’Algérie s’autodéterminer.

- 22 – 26 Avril 1961 : Les généraux se sentent lâchés et lancent un nouveau putsch à Alger. De Gaulle appelle le contingent à leur désobéir, le putsch est un échec.

- Avril – Septembre 1961 : De Gaulle prend les pleins pouvoirs en vertu de l’article 16 de la nouvelle constitution. Les négociations d’Evian avec le FLN échouent.

4. JUILLET 1961 – JANVIER 1962 : L’AGGRAVATION

– Juillet 1961 : Création de l’OAS, qui sème le trouble (assassinat du maire d’Evian,…)

Ca exaspère les partisans de l’indépendance, qui manifestent régulièrement contre l’organisation terroriste.

– Une guérilla urbaine est engagée entre OAS et FLN, en Algérie et en métropole.

- 5. FEVRIER 1962 – JUIN 1962 : LA SORTIE DE LA GUERRE

- Mars 1962 : L’armée tire sur les colons à Alger.

- 18 Mars : Accords d’Evian signés, 90% des français les approuvent .

- Mai : Retour des pieds noirs (« la valise ou le cercueil »)

- 1° Juillet 1962 : L’Algérie est indépendante.